posté le 28-02-2018 à 09:41:03

Vers gravés sur un oranger.

 

 

 

 

 

 

Évariste Désiré de Forges, chevalier puis vicomte de Parny, est un poète français né le 6 février 1753 à Saint-Paul de l'île Bourbon et mort le 5 décembre 1814 à Paris.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. Fanny39  le 28-02-2018 à 10:39:15  (site)

L’AMÉLIORATION PERSONNELLE
Françoise Azoulay

Qui n’a jamais voulu être meilleur pour soi-même ou son entourage ? La volonté de s’améliorer est louable, elle ouvre une première porte sur une existence plus en harmonie avec le monde. Pour arrêter de croire à la supériorité de certaines personnes, suivez ce guide déculpabilisant qui vous aidera à maîtriser et apprécier votre vie à sa juste valeur.

Françoise Azoulay vous propose avec bienveillance conseils et exercices dynamiques pour atteindre vos objectifs personnels comme professionnels. La réussite commence maintenant !

2. Fanny39  le 28-02-2018 à 10:40:24  (site)

Félicitations pour ces rimes et excellente fin de semaine en cette bonne année 2018

3. p1a1s1c1a1l1  le 28-02-2018 à 16:18:14  (site)

simpa j'aime bien

4. Florentin  le 02-03-2018 à 21:53:55  (site)

Les orangers ? pfuittt ,,Parle-moi plutôt des pommiers au mois d'Avril ....Florentin

 
 
 
posté le 21-02-2018 à 12:57:39

Maison abandonnée.

 

 

 

Maison abandonnée.

 

Eux sont loin maintenant, et le logis demeure.

 On dit qu’il est humide et par le temps miné :

 Nul n’a compris, hélas ! qu’il se désole et pleure

 Tous les êtres chéris qui l’ont abandonné.

 

Un lierre l’a couvert d’un manteau de verdure

 Comme pour en voiler l’éternelle douleur ;

 Nul œil indifférent ne doit voir la blessure

 Qui ronge lentement la maison jusqu’au cœur.

 

Et souvent, dans les nuits où souffle la tempête,

 Lorsque le vent s’attaque à ses murs crevassés,

 La maison sent la mort qui passe sur sa tête

 Et se dit que peut-être elle a souffert assez...

 

Quelquefois, cependant, l’abandonnée espère

 Qu’ils n’ont pas oublié, qu’ils reviendront un jour,

 Et voyant sous le vent trembler l’herbe légère :

« Les voilà, pense-t-elle, enfin c’est le retour ! »

 

Mais le jour a passé, déjà le soir est proche ;

 Personne n’est venu, ce n’était rien encor.

 De l’angélus au loin, grave, tinte la cloche,

 Et la vieille maison pleure son bonheur mort.

 

Puisque ceux qu’elle aimait déjà l’ont oubliée,

 Puisqu’ils ne songent plus au vieux foyer noirci

 Dont la vie à la leur est à jamais liée,

 Le reste des mortels peut l’oublier aussi.

 

Elle n’abritera désormais plus personne

 Et demeurera seule avec leur souvenir,

 Car elle ne veut pas qu’un autre pas résonne

 Aux lieux où son amour n’a pu les retenir.

 

                                                                        (Juin 1180) 

 

                                           Alice de Chambrier (1861-1882)

 

 

 

 

 

 

 

 

  Alice de Chambrier (1861-1882).

Née le 28 septembre 1861 à Bevaix, Alice de Chambrier est une poétesse qui malgré sa disparition prématurée a eu le temps de marquer le monde littéraire.

Poète jusqu’à 21 ans.

Alice de Chambrier, d’origine suisse normande, est morte à seulement 21 ans après un coma diabétique. La grande quantité de ses œuvres prouve toutefois qu’elle était une poétesse de talent qui a commencé à écrire dès son plus jeune âge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. mocasaki  le 21-02-2018 à 13:54:10  (site)

C'est un très beau poème , merci de la découverte.
@+ plus tard
Nine

2. Florentin  le 21-02-2018 à 16:12:07  (site)

Ce qui démontre que les maisons ont une âme, sont vivantes, gaies ou tristes à l'image de ceux qui l'habitent. Rien de plus triste sans doute qu'une maison vide et qui est destinée à le rester. Je vais aller me tuyauter sur cette Alice de Chambrier, que je ne connais pas non plus....Florentin

3. p1a1s1c1a1l1  le 21-02-2018 à 17:34:55  (site)

très joli

 
 
 
posté le 14-02-2018 à 10:41:38

L'écho de la harpe.

Carl Timoleon von Neff (1804-1877) — Portrait d'une jeune femme à la harpe.

 

 

L'écho de la harpe.

 

Pauvre harpe du barde, au lambris suspendue,

 Tu dormais, dès longtemps poudreuse et détendue.

 D'un souffle vagabond la brise de la nuit

 Sur ta corde muette éveille un léger bruit :

 Telle dort en mon sein cette harpe cachée,

 Et que seule la Muse a quelquefois touchée.

 Alors qu'un mot puissant, un songe, un souvenir,

 Une pensée errante et douce à retenir,

 L'effleurent en passant d'une aile fugitive,

 Elle vibre soudain ; et mon âme attentive,

 Émue à cet accord qui se perd dans les cieux,

 Garde du son divin l'écho mélodieux.

 

                                               Amable Tastu (1798-1885)

 

 

 

 

 

 

Née à Metz, élevée dans un milieu bourgeois, Amable Voïart commence à rimer dès l’âge de douze ans. En 1816, elle épouse un imprimeur, excellent homme peu intelligent, qui ne met pas longtemps à se ruiner. Mme Tastu utilise sa plume pour faire vivre son époux et son fils, qui deviendra diplomate. Ses premiers succès littéraires datent de 1825 et lui vaudront de nombreux prix à l’Académie des Jeux floraux. Vieille, pauvre, presque aveugle, elle continue courageusement à composer des poèmes.

Dans les quelques trente volumes de son œuvre, elle a abordé indifféremment quantité de genres : traités pédagogiques, récits de voyage, tableau des littératures italienne et espagnole, poésie.

Avec quelle captivante subtilité ne mélange-t-elle pas son sentiment de la nature et la sensation d’impuissance que lui inspire la création poétique !

Certains de ses poèmes témoignent d’un esprit curieux : l’Ange gardien, où se trouve esquissé le besoin de libération qu’éprouvent les femmes; Les Dieux s’en vont, qui dénonce le plat matérialisme des êtres attachés à leur pâture.

Si l’œuvre de Mme Tastu est inégale, elle fait du moins preuve d’anticonformisme et prêche sans pédantisme la générosité. Sa diversité, son mouvement, l’originalité de ses préoccupations lui ont valu l’estime de Sainte-Beuve.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. gegedu28  le 14-02-2018 à 11:09:38  (site)

Bonjour,
Très joli ce petit poème, je crois que je vais le "pousser" jusqu'à une harpiste que je connais et qui est devenue mondialement connue : Cécile Corbel.

Bonne continuation.
Gégédu28

2. Fanny39  le 14-02-2018 à 14:21:42  (site)

J'adore ce blog, il est très beau, Félicitations, en cette Saint Valentin 2018, je vous recommande la lecture de "L'amélioration personnelle"

3. Florentin  le 14-02-2018 à 15:02:35  (site)

Quelqu'un de parfaitement inconnu. Du moins pour le commun des mortels, même un tout petit peu, comme moi. Dommage, parce que ce qu tu en dis nous montre qu'elle mériterait un meilleur sort dans la cohorte de ceux qui écrivent. J'aime ce poème qui dit à merveille et de manière émouvante ce qu'est l'émotion. Florentin.

4. Florentin  le 15-02-2018 à 16:00:20  (site)

Merci de ton passage et de tes conseils. Je peux de nouveau poser des photos sur mes textes : je passe par un hébergeur. Tinypics, C'est le plus connu, je crois. Mais, ça ne résout pas le pb. J'ai bien peur que les gens de chez Vef n'aient la tentation de se barrer. Florentin

 
 
 
posté le 07-02-2018 à 14:21:43

L'étincelle.

Fragonard (1732 - 1806) : Le Baiser à la dérobée*.

 

 

Carolus-Duran** (1837-1917) : Le baiser (1868)

 

 

L'étincelle.

 

Donne-moi, ma belle maîtresse,

Donne-moi, disais-je, un baiser,

Doux, amoureux, plein de tendresse...

Tu n'osas me le refuser :

Mais que mon bonheur fut rapide !

Ta bouche à peine, souviens-t-en,

Eut effleuré ma bouche avide,

Elle s'en détache à l'instant.

Ainsi s'exhale une étincelle.

Oui, plus que Tantale agité,

Je vois, comme une onde infidèle,

Fuir le bien qui m'est présenté.

Ton baiser m'échappe, cruelle !

Le désir seul m'en est resté.

 

 

 

 

Claude Joseph Dorat.

Né(e) à : Paris , le  31/12/1734

 Mort(e) à : Paris , le 29/04/1780

Claude Joseph Dorat, également connu sous le nom de Chevalier Dorat, est un poète et dramaturge français.

 Il publia dans de nombreux genres différents : poèmes, tragédies, comédies, contes, fables, épîtres, odes, héroïdes dans le genre d'Ovide, madrigaux, grands vers et vers légers. Dorat a suscité un grand nombre de poètes qu’on a nommés l’école de Dorat.

 -----

 

 

 * Le Baiser à la dérobée, est une œuvre de Fragonard (1732 - 1806) et de Marguerite Gérard, son élève et belle-sœur. L’un des tableaux les plus célèbres, voire le tableau le plus célèbre de l’artiste n’est donc pas tout à fait de sa main. Il s'agit d'une huile sur toile de 45,1 × 54,8 cm qui est actuellement conservée au musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg.

 

 ** Charles Auguste Émile Durant dit Carolus-Duran, né le 4 juillet 1837 à Lille et mort le 18 février 1917 à Paris 14e, est un peintre français académique.

Parfois qualifié de « peintre mondain », c'est l'un des portraitistes les plus appréciés de la haute société de la Troisième République.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 11-02-2018 à 16:54:45  (site)

A peine donné qu'il s'efface. Le poète a raison, aussi fugace, il est souvent tle signe d'un amour qui s'est enfui... Florentin

 
 
 
posté le 01-02-2018 à 18:39:42

Le cabaret.

 

Henri de Toulouse Lautrec : le buveur.

 

Le Cabaret.

 

Dans le bouge qu’emplit l’essaim insupportable

Des mouches bourdonnant dans un chaud rayon d’août,

L’ivrogne, un de ceux-là qu’un désespoir absout,

Noyait au fond du vin son rêve détestable.

 

Stupide, il remuait la bouche avec dégoût,

Ainsi qu’un bœuf repu ruminant dans l’étable.

Près de lui le flacon, renversé sur la table,

Se dégorgeait avec les hoquets d’un égout.


Oh ! qu’il est lourd, le poids des têtes accoudées

Où se heurtent sans fin les confuses idées

Avec le bruit tournant du plomb dans le grelot !


Je m’approchai de lui, pressentant quelque drame,

Et vis que dans le vin craché par le goulot

Lentement il traçait du doigt un nom de femme.

 

                                              François Coppée (1842-1908)

 

 

François Édouard Joachim Coppée, né le 26 janvier 1842 à Paris où il est mort le 23 mai 1908, est un poète, dramaturge et romancier français.

Coppée fut le poète populaire et sentimental de Paris et de ses faubourgs, des tableaux de rue intimistes du monde des humbles. Poète de la tristesse à la vue des oiseaux qui meurent en hiver (La Mort des oiseaux), du souvenir d'une première rencontre amoureuse (« Septembre, au ciel léger »), de la nostalgie d'une autre existence («Je suis un pâle enfant du vieux Paris») ou de la beauté du crépuscule («Le crépuscule est triste et doux »), il rencontra un grand succès populaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 02-02-2018 à 20:17:10  (site)

Adéquation totale entre ce poème et la toile de Toulouse Lautrec. L'émotion que fait naître cette poésiee explique le succès qu'a rencontré François Coppée. Il parle au coeur et à la sensibilité des gens. Et ce dans un langage simple et souvent émouvant. J'aime beaucoup. Florentin

 
 
 
posté le 25-01-2018 à 18:25:03

La maison vide.

 

La maison vide.

 

Petite maison basse, au grand chapeau pointu,

Qui, d'hiver en hiver, semble s'être enfoncée

Dans la terre sans fleurs, autour d'elle amassée.

Petite maison grise, au grand chapeau pointu,

Au lointain bleu, là-bas, dis-le-moi, que vois-tu ?

 

Par les yeux clignotants de ta lucarne rousse,

Pour voir plus clair, plus loin, tu sembles faire effort,

Et froncer les sourcils sous ton chapeau de mousse.

Vers ces couchants de rêve où le soleil s'endort,

Pour voir plus clair, plus loin, tu sembles faire effort.


Il est couché, là-bas, au fond du cimetière,

Celui qui t'aime encore autant que tu l'aimais.

Petite maison vieille, au chapeau de poussière,

Celui qui t'aime encore autant que tu l'aimais,

L'absent, tant regretté, ne reviendra jamais.

 

                                     Nérée BEAUCHEMIN   (1850-1931)

 

 

 

Nérée BEAUCHEMIN, poète du terroir.

Médecin de campagne, Charles-Nérée Beauchemin est né à Yamachiche au Québec le 20 février 1850.

Après ses études primaire et classique, il fait des études de médecine à l’Université Laval de Québec. (1870-1874)

Considéré comme l’un des premiers écrivains du terroir, Nérée Beauchemin partage sa vie entre la médecine et l’écriture.

Son œuvre poétique est simple, patriotique et intimiste. Ses vers présentent le monde harmonieux qui entoure le poète. Les thèmes de l’art, la beauté, la nature, la religion et la fidélité y sont largement développés. Sa poésie visuelle le rapproche des Parnassiens.

Il meurt à Yamachiche où il a toujours vécu le 29 juin 1931.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 27-01-2018 à 23:43:59  (site)

Joli poème, simple et émouvant. Mais la poésie a déserté nos vies. Aujourd'hui, à la mort de l'occupant, ses descendants n'auraient pas attendu que la maison s'écroule, ils l'auraient vendue avant ! Bon, excuse-moi, je suis un vilain iconoclaste ! Florentin

 
 
 
 

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