posté le 22-09-2017 à 21:25:48

Chanson d'automne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
posté le 17-09-2017 à 19:54:24

Arbres, montagnes, champs neigeux.

 

 

 

Arbres, montagnes, champs neigeux.

 

Arbres, montagnes, champs neigeux,

Je vous vois naître

 Dans un rayonnement laiteux

A ma fenêtre.

 Le jour passera somnolent

Sans autre fête

 Que l'averse des flocons blancs

Lente et muette,

 Et grave, je m'étonnerai

De quelque livre

 Où les jours tièdes et dorés

Aident à vivre.

 Tant mes regards s'habitueront

A voir descendre

 L'averse molle des flocons

En froide cendre.

 

                               Cécile Sauvage (1883-1927)

 

 

 

 

 

Cécile Sauvage, « poétesse de la maternité » née à La Roche-sur-Yon (1883-1927), est un écrivain français, épouse de Pierre Messiaen et mère d’Alain et d’Olivier Messiaen qu’elle éleva, selon ce dernier, dans un « univers féerique ». Elle vécut la majeure partie de sa vie à Saint-Étienne.

 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 21-09-2017 à 13:56:00  (site)

Poème pas encore de saison, mais très évocateur. Nous sommes aujourd'hui à la veille de l'automne. Derrière ma fenêtre, pas encore la neige, mais un ciel gris, presque sombre, qui n'incite pas non plus à la gaieté.

 
 
 
posté le 11-09-2017 à 10:23:38

L'école en automne.

 

 

 

Automne

Odeur des pluies de mon enfance

Derniers soleils de la saison !

A sept ans comme il faisait bon

Après d'ennuyeuses vacances,

Se retrouver dans sa maison !

La vieille classe de mon père,

Pleine de guêpes écrasées,

Sentait l'encre, le bois, la craie

Et ces merveilleuses poussières

Amassées par tout un été.

O temps charmant des brumes douces,

Des gibiers, des longs vols d'oiseaux,

Le vent souffle sous le préau,

Mais je tiens entre paume et pouce

Une rouge pomme à couteau.


                                   René-Guy Cadou.


 

 

 

René Guy Cadou est un poète français, né le 15 février 1920 à Sainte-Reine-de-Bretagne (Loire-Atlantique) et décédé le 20 mars 1951 à 31 ans à Louisfert (Loire-Atlantique).

Il est fils d’instituteurs laïques. Il grandit dans une ambiance de préaux d’écoles, de rentrées des classes, de beauté des automnes, de scènes de chasse et de vie paysanne qui deviendront plus tard une source majeure de son inspiration poétique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 13-09-2017 à 15:57:05  (site)

Nostalgie du temps passé. Un univers que je connais bien, c'était celui de mon enfance, ce fut aussi celui de mon premier travail. J'ai été maître d'école un moment Au temps des derniers instants de la plume Sergent Major et de l'encre violette. Aujourd'hui, c'est l'heure de l'ordinateur. Le temps a filé à la vitesse de l'éclair. Trop vite à mon goût. Florentin.

2. Alezandro  le 20-09-2017 à 21:51:43  (site)

Ah les beaux souvenirs d'école que voilà!

 
 
 
posté le 03-09-2017 à 18:36:57

Je suis du temps...

 

 

 

 

 

Maud Andrée Sodenkamp, née à Saint-Josse-ten-Noode le 18 juin 1906 et décédée à Walhain le 27 janvier 2004, est une poétesse belge de langue française. Elle exerça la profession d'inspectrice des bibliothèques publiques.

 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 04-09-2017 à 14:46:26  (site)

Bonjour, J'ai été ému par ce poème de Mme Sodenkamp. Je m'y suis reconnu adolescent. Je suis de la génération de ceux qui ont été troublés à la lecture du "Grand Meaulnes". Il m'arrive de publier de la poésie sur mon site. J'avais même un moment pris l'habitude d'en publier un tous les dimanche, sous une rubrique que j'avais intitulée "La poésie du dimanche". Si vous le permettez, je vais aujourd'ui y publier votre poème du jour. En faisant évidemment référence à votre blog. Je ne suis pas poète, incapble d'aligner plus de deux vers à la suite, mais j'aime. A plus. Florentin

 
 
 
posté le 30-08-2017 à 08:18:27

Scopolamine.

 

Catherine Pozzi par Paul Valéry -1927

 

 

Scopolamine*

 

Le vin qui coule dans ma veine

 A noyé mon cœur et l’entraîne

 Et je naviguerai le ciel

 A bord d’un cœur sans capitaine

 Où l’oubli fond comme du miel.

 

Mon cœur est un astre apparu

 Qui nage au divin nonpareil

 Dérive, étrange devenu!

 O voyage vers le Soleil —

Un son nouvel et continu

 Est la trame de ton sommeil.

 

Mon cœur a quitté mon histoire

 Adieu Forme je ne sens plus

 Je suis sauvé je suis perdu

 Je me cherche dans l’inconnu

 Un nom libre de la mémoire.

 

                                  Catherine Pozzi.

 

 

 

Catherine Pozzi est une poétesse française (1882-1934).

Née dans un milieu aisé (son père était médecin et poète), elle fut mise dès sa jeunesse au contact des intellectuels les plus  brillants de la fin du siècle. Elle se maria à Edouard Bourdet en 1907, dont elle se sépara peu après. Elle eut un fils de cette union, Claude.

Malade de la tuberculose, elle se consacra à des études d’histoire, de philosophie et de religion.

A partir de 1920, commença sa liaison avec Paul Valéry** pour finir quelques années après en 1928. La morphine qu’elle prenait à l’époque pour soigner sa maladie commençait alors à exercer ses ravages.

 

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*La scopolamine  est un alcaloïde tropanique présent chez les solanacées vireuses, proche de l'atropine sur le plan chimique, isolée par E. Schmidt en 1892. Elle est particulièrement abondante chez le datura et le brugmansia, notamment dans les graines, ainsi que dans les feuilles de duboisia.

 Elle provoque en outre d'intenses hallucinations délirantes, de l'amnésie (amnésie lacunaire antérograde) et des pertes de conscience comme en provoque la consommation de datura, de jusquiame ou de mandragore. Elle est active à des doses de l'ordre du dixième de milligramme. À fortes doses, l'intoxication peut être mortelle.

A fortes doses, on observe souvent des séquelles psychiatriques plusieurs mois après l'intoxication. La scopolamine a été testée comme sérum de vérité pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

 

 

 **Paul Valéry est un écrivain, poète et philosophe français, né à Sète le 30 octobre 1871 et mort à Paris le 20 juillet 1945.

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
posté le 26-08-2017 à 09:30:01

La demoiselle.


La demoiselle.


Dans un jour de printemps, est-il rien de joli
Comme la demoiselle, aux quatre ailes de gaze,
Aux antennes de soie, au corps svelte et poli,
Tour à tour émeraude, ou saphir ou topaze ?

Elle vole dans l'air quand le jour a pâli ;
Elle enlève un parfum à la fleur qu'elle rase ;
Et le regard charmé la contemple en extase
Sur les flots azurés traçant un léger pli.

Comme toi, fleur qui vis et jamais ne te fanes,
Oh ! que n'ai-je reçu des ailes diaphanes !
Je ne planerais pas sur ce globe terni !

Aux régions de l'âme, où nul mortel ne passe,
J'irais, cherchant toujours dans les cieux, dans l'espace,
Le monde que je rêve, éternel, infini !


                              Louise Colet. (Fleurs du midi 1836).


 

 


Née à : Aix-en-Provence , le 15/08/1810
Morte à : Paris , le 08/03/1876
Louise Colet, née Révoil de Servannes, est une poétesse française.
À son arrivée à Paris, Louise Colet commence à publier ses poèmes et obtient bientôt le prix de l’Académie française.
Ambitieuse, politiquement libérale, elle ouvre un salon où se retrouvent les acteurs du monde littéraire, dont certains deviendront ses amants (Victor Cousin, Alfred De Musset, Alfred de Vigny).
Elle publie poèmes, nouvelles, romans, et quelques ouvrages autobiographiques où elle raconte, à sa façon, sa longue et orageuse liaison avec Flaubert.
Entrecoupée de plusieurs ruptures, celle-ci dure de 1846 à 1855, période pendant laquelle Flaubert lui écrit des centaines de lettres magnifiques.
Louise Colet servit de muse en Égypte à Théophile Gautier et à Gustave Flaubert.


Lettre de Gustave Flaubert à Louise Colet.

 

 

 


 
 
 

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